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CHANGEMENT CLIMATIQUE, DÉRÈGLEMENT SANITAIRE

« On parle de changement climatique comme s’il ne concernait que la planète et non ceux qui l’habitent ». Cette citation de Ban Ki Moon, Secrétaire général de l’ONU de 2007 à 2016, fait office de constat lucide.

Car si le changement climatique est l’affaire de tous, il est aussi celle de chacun. Autrement dit collectivement, afin de préserver notre bien commun le plus précieux (la planète), mais aussi individuellement, afin de protéger ce que chaque être a de plus cher (sa santé).

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, le dérèglement climatique constitue « le plus grand risque du XXIe siècle pour la santé publique, mais aussi la plus grande opportunité ».

Aussi, d’après l’ensemble des ARS (Agence Régionale de Santé), l’augmentation de la température de l’air a un impact direct sur la santé de la population avec une multiplication des hyperthermies et des maladies cardio-vasculaires ou respiratoires pouvant entrainer des pics de mortalité. En outre, le dérèglement climatique peut déboucher sur l’augmentation des concentrations de polluants dans l’air à l’origine de pathologies cardiovasculaires et respiratoires, et la dégradation de la qualité des eaux de consommation humaine et de baignade peuvent entrainer des infections à l’origine de pathologies de l’appareil digestif, de la sphère ORL ou des yeux. Enfin, l’augmentation des températures favorise l’apparition et la prolifération d’espèces microbiennes, végétales et animales pouvant être à l’origine d’allergies, d’intoxications et de maladies infectieuses.

Face à ce constat, nous pouvons tous agir car, bonne nouvelle, nous ne sommes ni démunis ni dépourvus de solutions ! Evidemment, réduire nos émissions de gaz à effet de serre apparaît comme la panacée. Mais se protéger des impacts du changement climatique, renforcer notre système de santé publique et mieux surveiller les épidémies sont tout autant de leviers à notre disposition…

Enfin, Chers lecteurs, sachez que si la thématique de l’écologie et du réchauffement climatique nous apparaît comme contemporaine, les textes juifs offrent contre toute attente quelques perspectives intéressantes et même étonnamment modernes sur notre rapport à la nature et  à l’environnement.

Pour n’en citer qu’une : la shemita, autrement dit le fait de laisser la terre sainte en friche pendant la septième année, principe écologique essentiel puisqu’il laisse reposer le sol qui s’épuiserait autrement, deviendrait plus vulnérable à l’érosion et se dégraderait durablement avec des conséquences désastreuses pour les hommes qui en vivent (Lévitique, 25: 2-4).

Quelles que soient nos motivations, religieuses ou non, il va sans dire qu’en protégeant notre planète aujourd’hui, nous préserverons notre santé de demain !