

L'AMIF est le lien commun des médecins juifs français. Cette évidence se fonde sur une légitimité historique, sur de nombreuses actions de soutien, tant à Israël qu'aux médecins juifs français.
Légitimité historique
Le mérite de la création de l'AMIF en 1952 revient au Dr. Ginsbourg et au Dr. Wa. Ils vécurent les lois antisémites de Vichy et voulurent aider les médecins Juifs et leur famille à la sortie des camps de la mort.
Une fonction d'éducation s'est d'emblée imposée avec la création d'un journal, l'organisation d'un enseignement soutenu par les plus grands noms.
Une seconde période de l'AMIF débute avec l'exode massif des juifs d'Afrique du nord et leurs médecins sous leur impulsion, en 1974, au lendemain de la guerre de Kippour. La mission de l'AMIF s'élargit avec l'organisation d'un enseignement continu post-universitaire et de conférences culturelles de haut niveau. Des personnalités prestigieuses participent ainsi aux échanges d'idées : Raymond Aron, Jacques Attali, Bernard Henri Levy, Jean-François Kahn, Elie Wiesel, Robert Badinter, Léon Schwartzenberg, le cardinal Lustiger...
Historiquement, l'AMIF est une association juive non confessionnelle. Elle accepte toute approche de la religion.
L'AMIF : Association Professionnelle Communautaire
L'AMIF est une association à but non lucratif régie par la loi de 1901. Les membres élisent pour 3 ans un bureau national de 12 personnes, présidé actuellement par le professeur Robert Haïat.
Les taches de ce bureau sont nombreuses. La première est d'éditer le journal de l'AMIF. Le mensuel est distribué aux membres et aux sympathisants abonnés. Le tirage est de 11000 exemplaires, le numéro 400 du JAMIF date de Mai 92 montre s'il en était besoin, sa bonne santé.
Le bureau mène des actions multiples :
• Collecte en faveur d'Israël ou de la communauté juive de France
• Participation active aux douze heures pour Israël, au Shalom Israël
• Aide au KKL
• Actions écologiques, financement de plantation d'arbres en Israël
• Commémoration du 500ème anniversaire de l'expulsion des juifs d'Espagne...
Parallèlement, l'AMIF a su développer des relations très étroites entre le corps médical israélien et français, d'une part en réalisant tous les ans le Salon Franco-Israélien de Médecine et de Technologie Médicale, d'autre part en accordant des bourses à des médecins voulant se perfectionner en Israël, et inversement à des médecins voulant se perfectionner en France.
A côté de cette action nationale, l'AMIF s'appuie sur des sections régionales. Celles-ci ont une grande autonomie de fonctionnement, seul moyen de permettre aux responsables locaux de dynamiser leur ville. Cette liberté n'entrave en rien la structure nationale d'une association dont la finalité est la solidarité. De plus, l'AMIF veille à "la relève" et participe à l'animation d'un groupe (ROFE, traduction en hébreu de "médecin" est l'abréviation de Recherche Organisation Formation Étude), uniquement composé d'internes et de chefs de clinique et leur assure une formation du plus haut niveau. En matière de formation continue, l'AMIF en 1992 est une des rares associations a avoir pu réaliser une FMC nationale, accréditée, indemnisable.
La conclusion du Secrétaire général de l’AMIF
"A l’AMIF, ma responsabilité que je considère la plus importante consiste à sauvegarder les convictions de chacun des membres. L’AMIF ne prend pas et ne prendra jamais position au nom du judaïsme français traditionnel. Nous ne serons jamais une association « ultra-traditionnaliste » en ce qui concerne les problèmes juifs.
Nous respectons les positions propres à chacun et la seule éthique que nous avons tous en commun, c’est celle que nous avons juré de respecter lorsque nous avons prêté le serment d'Hyppocrate. Il est donc clair que l’AMIF préfère animer la communauté juive médicale par des actions dont l’efficacité n’est plus à prouver et rassembler ses membres au cours de soirées de réflexion, de séminaires,..."